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HYGIENE HISTOIREUn peu d'histoire sur les modifications corporelles des origines à nos jours et leurs signifiants. LA PREHISTOIRE : Les origines du tatouage et des modifications corporelles sont très difficiles à définir. En effet la préhistoire ne nous a laissé que très peu de traces. On ne peut situer avec précision les lieux et les populations qui en sont à l’origine. Ces pratiques très rependues sur l’ensemble de la planète nous laissent à supposer que de nombreux foyer d’origine ont vu l’émergence de façon totalement indépendantes puis confrontées par les grandes migrations. Les premières traces connues sont du Néolithique, l’âge de pierre. Le glacier Italien de Similaun situé dans la province du Sud Tyrol, les Otztal, a ouvert ses entrailles sur un chasseur du Néolitique momifié par les glaces et couvert de quelques marques très épurées le 19 septembre 1991. Ötzi est donc le plus vieil exemple de tatouage néolithique connu en Europe. Les petits signes de tatouage composés de croix et de traits sont placés sur certains points d’acupuncture. La datation au carbone 14 permet de préciser la période de vie d’Ötzi soit entre 3350 et 3100 av. JC. Otzi nous chaine avec le continent eurasien et les pratiques d’acupuncture Indienne de l’Ayuverda. Or chacun sait que la chine pratique également ces médecines douces. A t’il été tatoué pour conserver et transmettre la mémoire d’un traitement ou s’agit il d’une émergence locale de la connaissance ? Dans l'état actuel de nos connaissances scientifiques, nous savons que Otzi a vécu avant l'érection des mégalithes de Stonehenge (3100 et 1600 av. J-.C), avant la construction de la pyramide de Khéops (vers 2650 av. J-.C. - IVe dynastie, en Egypte), presque contemporain du système d'écriture des Phéniciens (les plus anciens datent d'environ 3300 ans avant Jésus-Christ, il y a presque 5300 ans).Au milieu du XIXème, la découverte de vestiges de présence humaine dans les cavités près d’Aurignac a donné naissance à une science nouvelle : la Préhistoire.Cette découverte va entraîner de nombreux travaux de recherches et de fouilles sur les habitants de cette région, il y a plus de 20.000 ans. Ils étaient considérés comme les premiers hommes modernes, on les a alors appelé les "Aurignaciens". Les fouilles révèlent des poinçons en bois qui sont interprétés comme des instruments de tatouage.Cette découverte compléta nos connaissances de facon déterminante. Avant Otzï, les premiers tatouages trouvés se situaient en Egypte avec la découverte d’une momie de 2200 av JC, dont le corps était entièrement recouvert de tatouages décoratifs à caractère sacré et religieux..Une momie tatouée d’un guerrier scythe datée d’il y a 2500 ans a été découverte sur les monts enneigés de l’Altaï en Mongolie.Une femme tatouée fut retrouvée dans les Moches de l’ancien Pérou. Elle vécu il y a plus de 1600 ans.Il est difficile de définir les bases et les origines du tatouage, ces pratiques se manifestant sur toute la surface du globe. Une datation de ses origines n’est pas aisée car nous ne possédons pas suffisamment de données historiques. LES MODIFICATION CORPORELLES POURQUOI: Nous vous conseillons l’article Corps en Kit de Philippe LIOTAR que vous pourrez consulter en cliquant sur le titre. Par sa lecture, vous pourrez mieux saisir une approche des significations sociales et politique de ces pratiques dont le tatouage, le piercing et l’implantologie font partie intégrante. ART OU ENTITE IDENTIFICATOIRE: Place est faite à l’art pensé de la dermographieFort de ces données nous comprenons mieux l’importance du rituel établi par les sociétés primitives et qui perdurent de nos jours. Les tatouages et modification corporelles servaient à identifier le statut, le rang, ou l'appartenance à un groupe. Cependant, leur utilisation la plus courante, était une forme de décoration. Les tatouages en couleurs se développèrent fortement chez les Maoris de Nouvelle-Zélande et furent pendant un temps une forme d'ornement prisée en Chine, en Inde et au Japon. On pensait que les tatouages offraient une protection contre la malchance ou la maladie. Les motifs se transforment en une véritable imagerie signifiante composée de signes ésotériques, d’images religieuses pour les uns, de représentations significatives ou d'engagements pour les autres. L'afrique utilise le corps en représentation comme entité identificatoire avec des scarifications ou tatouages identiques du visage pour tous les membres d'une même tribue. DE L’ANTIQUITE A NOS JOURS : D’une manière générale on peut conclure que la pratique du tatouage est amplifiée depuis environ 2000ans av JC même si l’on en retrouve des traces ancestrales de par le monde entier. Les égyptiens en couvraient les danseuses et musiciennes, les indiens semblent avoir transmis leur connaissance par le tatouage comme les Mayas, les Pré Colombiens, et certaines tribus d’indiens d’Amérique. Les japonais, les Birmans, les africains du nord, les berbères eurent recours au tatouage ornemental, mystérieux ou religieux. Certains indiquaient l’appartenance tribale, familiale ou ethnique.Plus proche de nous en Europe, les romains en usèrent pour marquer les esclaves et les galériens. Cela a été repris par les colonisateurs puis fut l’apanage des marins, pirates et corsaires. Au XVIIIe siècle ce sont en effet ces voyageurs, qui au contact des sociétés primitives, s’approprient le tatouage pour approcher ces peuples mais aussi pour s’en approprier les signes de protections.La pratique en est courante chez les Amérindiens pour exprimer la beauté et révèler l’esthétique sur le corps de la femme alors que pour l’homme il est le signe du guerrier qui assure bravement la protection du groupe et qui lui assure ainsi un statut social. MOKO a donc une double signification et c’est pour cela que nous en avons baptisé notre entreprise. Les commerçants se firent donc tatouer pour faciliter les échanges avec les Amérindiens. L’Europe entière se fait ainsi tatouer pour faciliter les échanges commerciaux avec ses derniers qui, en reconnaissance forcée, se font baptiser pour infiltrer la chrétienté.Puis ce fut la signification moderne que l’individu ne s’appartenait plus à lui même qui couvrit les esclaves, les déportés et les prisonniers par le fait de leur gardien. Place fut progressivement donnée à notre inconscient collectif que seul les mauvais garçons pouvaient arborer de tel ornements. Le relais se fit par ceux épris d’une révolte contre l’ordre établis, la famille ou la politique.Actuellement, s’il est vrai que la signification de certains motifs est fortement empreinte de paganisme et de révolte, on a pu constater que certains durs marquent leur peau par des signes d’appartenances comme le nazisme, les forces du mal ou autre déclaration de haine anti sociale, de vengeance. De véritable affrontement peuvent naitre. Cela eut pour but de repousser pendant des décennies l’idée, pour certains, de se faire tatouer. Cela est dans l’ignorance de la signification tahitienne du mot TA-TU originaire du mot TA-ATOUAS respectivement dessin et esprit. Ils se couvraient le corps pour se protéger des mauvais esprits et s’attirer les bonnes grâces des bienveillants. Si l’ancien testament ne l’avait pas interdit (Lévitique 19 v 28), on reconnaitrait aux marin la protection de dieux dans la représentation du sacré cœur. Le tatouage devient un acte hérétique portant atteinte à son créateur. Ce courant de pensée va faire disparaitre la symbolique mise en avant dans le tatouage aussi bien dans les civilisations chrétiennes que musulmanes. Otzï nous avait pourtant prouvé que le tatouage servait de facon utile. En effet les tatouages que sa dépouille présentait, correspondaient aux point d'acupuncture nécessaires aux soins des ses maladies révélées lors de son autopsie. Seul les femmes musulmanes ont eu recours au héné pour maintenir une tradition, mais les colonies, sous l'influence des envahisseurs abandonnèrent leurs coutumes pour aller jusqu'à les oublier et devoir de nos jours réaliser un véritable travail de recherche pour renouer avec la tradition. L’EFFET DE MODE: Le tatouage revient en force car l'on choisi sa tribu. L'homme a besoin que l'on respecte sont individualité tout en voulant s'intégrer à un groupe d'appartenance. Georges V se fit tatouer un dragon sur son bras alors qu’il manifestait un intérêt tout particulier au japon et son père se fit tatouer une croix suite à un voyage en terre sainte. Le tatouage devient un moyen de communication, une façon de raconter l’histoire, son histoire. Le corps devint une formidable planche à dessin qui permet d’exprimer ses engagements, et de communiquer librement avec sa tribu. L'après guerre marquât une nouvelle évolution. On refuse l'ordre établi et l'on veut pleinement profiter en tant qu'individu. Les modification corporelles contribuent a prouver son individualité et être reconnu des autres. Ont refuse de rentrer dans un moule social établi tout en exigeant le respect de cette individualité et en signifiant la volonté de la préserver tout en vivant dans le groupe. Dans les années soixante, l'Occident, pourtant étranger à cette culture, l'a adoptée. La révolte de toute une génération en a usé pour exprimer son rejet de la "manière de vivre de l'après-guerre", refus de toutes formes d'esclavage moderne, puis peu à peu en a fait un effet de mode. De plus en plus de personne se démarquent par une marque, le corps devient support ou l’homme mêle secrètement signifiants personnels et art, mais attention, les mauvais garcons existent encore!...
TATOUAGE